Le week-end a été rude. La tempête Austen a balayé le quart nord-ouest du pays vendredi 23 octobre, puis la dépression Boelo a pris le relais dès dimanche, avec 56 départements placés en vigilance par Météo-France. Résultat : des milliers de foyers privés de courant, des routes coupées et surtout des forêts qui ont beaucoup souffert.
Pour les randonneurs, le danger ne s’arrête pas avec le vent.
Des arbres qui tombent encore plusieurs jours après
Un arbre secoué par des rafales répétées peut rester debout, fissuré, et céder bien plus tard. Les branches cassées restent parfois accrochées dans les houppiers. Sur un sol gorgé d’eau, les racines tiennent mal et un simple coup de vent suffit à faire basculer un tronc déjà penché. C’est pour cette raison que les forestiers conseillent d’attendre au moins deux ou trois jours avant de retourner sous les arbres.
Les chemins eux-mêmes ont changé. Ornières profondes, passages inondés, glissements de talus : un itinéraire que vous connaissez par cœur peut devenir piégeux.
Vérifier avant de partir
Les fermetures ne sont pas toujours signalées par un panneau au départ du sentier. Elles passent souvent par un arrêté municipal ou préfectoral publié en ligne. Avant de partir, consultez le site de la mairie concernée, celui de l’ONF pour les forêts domaniales et le comité départemental de randonnée. Un coup de fil à l’office de tourisme peut aussi vous éviter un demi-tour au bout de dix kilomètres.
- Évitez pour quelques jours les grands massifs forestiers, les crêtes et les gorges.
- Restez à distance des cours d’eau en crue, même pour une photo.
- Faites demi-tour si vous entendez des craquements ou si le vent se lève à nouveau.
- Prévoyez un itinéraire de repli et prévenez un proche de votre parcours.
Une accalmie est annoncée pour le début de semaine. Profitez-en plutôt pour marcher à découvert : chemins de bocage, voies vertes, boucles de plaine. La forêt sera toujours là dans quelques jours, et nettement plus sûre.
Source : Météo-France



