Randonnée sans risque :
De la courte promenade à l’alpinisme, comment aborder la montagne sans prendre (trop) de risques…
Les risques en randonnée : halte aux idées reçues !
Contrairement aux apparences et aux idées reçues, la plupart des accidents de montagne n’ont pas lieu dans d’horribles faces nord, mais sur des terrains où, a priori, on croit ne courir aucun danger: les sentiers, les pentes d’herbe et ce que l’on appelle en général montagne à vaches, même si les troupeaux de bêtes à cornes y sont devenus presque plus rares que les chamois.
Les risques en rando : comprendre mieux
Les raisons en sont multiples, mais assez simples à comprendre. La première est d’ordre statistique: les sentiers sont infiniment plus fréquentés que les grandes parois. Par conséquent, les imprudences y sont plus fréquentes. Même si les conséquences en sont généralement moins graves, il survient toujours un jour ou l’autre des circonstances qui aggravent celles-ci jusqu’au drame. Ensuite, la haute montagne fait, et c’est heureux, suffisamment peur pour être, le plus souvent, affrontée par des alpinistes relativement compétents et plutôt bien équipés: on imagine mal un quidam sans expérience se lancer dans la face nord des Grandes Jorasses, tandis qu’il ne se passe guère un jour d’été sans que des randonneurs peu conscients du danger ne se lancent sur un sentier en sandales, peu avant l’orage, sans même s’apercevoir des risques qu’ils prennent. Enfin, la plus idyllique des montagnes à vaches peut devenir très rapidement, par mauvaises conditions, mauvais équipement, manque de préparation, etc., un piège redoutable.


