L’automne est souvent la plus belle saison pour marcher dans les Écrins. Mélèzes dorés, lumière rasante, refuges plus calmes. Mais en altitude, c’est aussi une saison de transition, avec des journées qui ressemblent parfois déjà à l’hiver.
Et il y a un détail que beaucoup de randonneurs oublient.
Plus de passerelles sur certains torrents
Dès le début du mois d’octobre, les agents du parc démontent les passerelles qui permettent de franchir les torrents. C’est une précaution habituelle : la neige et les crues d’automne les détruiraient. Certaines disparaissent même plus tôt, emportées par un orage de septembre.
Sans elles, traverser un torrent devient périlleux, voire impossible après de fortes pluies. Un sentier que vous avez emprunté en juillet peut donc se terminer brutalement au bord de l’eau. Ne tentez pas de passer à gué si le courant est fort ou si vous ne voyez pas le fond. L’eau de fonte est glaciale et quelques centimètres de plus suffisent à faire perdre l’équilibre.
Des sentiers en mode hiver
Les ouvriers chargés de l’entretien des sentiers ont fini leur saison. Si un orage ravine un chemin ou qu’un éboulement le coupe, il ne sera pas réparé avant le printemps. Le balisage peut aussi être masqué par les premières neiges.
- Renseignez-vous auprès des maisons du parc avant toute sortie.
- Partez tôt, les journées raccourcissent vite.
- Emportez une frontale, des gants et une couche chaude, même par grand beau temps.
Avec un peu de préparation, l’arrière-saison reste un vrai bonheur en montagne. Il suffit de ne pas la confondre avec l’été.
Source : Parc national des Écrins



